Morsure T.1 – La déesse des loups de Mathilde Bonnard

 

 

Titre : Morsure T.1 – La déesse des loups 

Auteur : Mathilde Bonnard

Maison d’éditions : éditions Livresque

Genres : young adult, fantastique, urban fantasy

Date de parution : 11 septembre 2018

Dates de lecture : du 3 au 5 décembre 2018

Nombre de pages : 462

Prix : 19,90€

ISBN : 979-1096960439

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Le résumé :

À la mort de ses parents, le monde d’Alexandra Schmitt bascule dans une sombre et infernale spirale. Orpheline, sa famille ne peut l’accueillir elle et sa soeur jumelle : ils sont donc contraints de les séparer. A contre coeur, Alexandra quittera la France pour rejoindre sa tante au Canada. Les adieux sont glacials et la rivalité fraternelle n’a jamais été aussi pesante. Arrivée dans son nouveau lycée, elle rencontre Dyami, un mystérieux amérindien aussi séduisant que détestable, qui apporte une lueur dans toute cette obscurité et l’éloigne du point de non-retour. Quel lourd secret porte-t-il ? Rejetée, trahie, l’adolescente retrouve ses démons et tente de mettre fin à ses jours. C’est alors qu’elle revient à la vie grâce à la magie d’une légende indienne : La Déesse des Loups. Le mythe oublié, renaît.

 

Mon avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure pour m’avoir fait parvenir son roman. En effet, Mathilde Bonnard m’a contactée suite à la parution de l’article des sorties livresques du mois de septembre 2018, dans lequel j’avais présenté Morsure. Vous commencez à me connaître, je suis toujours friande de romans mettant en scène des loups. Je reviens donc aujourd’hui avec mon avis concernant l’un des premiers romans de l’auteure.

Comme vous pouvez le lire plus haut, j’ai lu ce premier tome rapidement. J’ai apprécié les thèmes présents dans Morsure et les choix que Mathilde Bonnard a fait concernant l’intrigue. En lisant le résumé, je m’attendais à lire autre chose, quelque chose de plus classique, mais l’auteure m’a vraiment surprise. L’approche que utilisée est assez originale et on sent que Mathilde Bonnard a travaillé, pensé et recherché son histoire afin de proposer quelque chose qui sort de l’ordinaire, même si le point de départ semble connu et reconnu.

Pour cela, j’ai été ravie de découvrir ce début de saga. Pour un premier tome, j’ai également été contente de voir que l’auteure n’est pas tombée dans le piège « je veux absolument me démarquer, quitte à faire des phrases bizarres et à oublier les règles élémentaires de la ponctuation ». – Vous me trouvez dure? Je le suis peut-être mais c’est malheureusement quelque chose que je croise beaucoup quand je découvre les premiers écrits d’un nouvel auteur. – Je suis donc d’autant plus ravie quand je constate qu’un « jeune » auteur possède une plume plus épurée mais qui sonne juste. Donc pour cela encore, bravo Mathilde Bonnard.

Après, le roman n’est pas dénué de défaut non plus. Oui, l’intrigue est travaillée, les thèmes choisis fonctionnent très bien et la plume est propre et agréable à lire, mais je dois avouer que j’ai été beaucoup moins convaincue par les personnages, ou plus exactement par la manière de présenter leurs pensées, leurs actions et leurs réactions.

Je pense, cela n’engage que moi, qu’Alexandre, Dyami et leurs compagnons manquent parfois de réalisme car le cheminement de leurs pensées et, de fait, leurs réactions, ne sont pas toujours très complémentaires. En effet, je me suis plusieurs fois demandée pourquoi un personnage prenait telle ou telle décision, vue du contexte, car certains comportements manquaient de logique, de maturité et étaient, parfois, disproportionnés. Je n’ai pas cautionné non plus certaines actions et paroles, allant même jusqu’à être très agacée, mais ce point là est purement personnel.

Cette manière de faire évoluer les personnages a d’ailleurs entraîné quelques maladresses, notamment avec une notion présente dans le roman, mais très délicate à aborder, le racisme. Alors pour moi, qu’un personnage soit raciste dans un roman n’est pas du tout un problème. Etant donné que le racisme existe, malheureusement, dans la réalité, il est logique de le retrouver dans la fiction. Du moment qu’un auteur ne prône pas le racisme dans ses écrits, sa présence ne me dérange pas. Ici, Mathilde Bonnard ne fait pas l’apologie du racisme, mais le personnage qui possède ce très de caractère agit et s’exprime de façon assez maladroite. Je comprendrais donc que certains extraits puissent gêner des lecteurs, vu que j’ai moi-même relevé les maladresses.

Ainsi, si ce sujet est très sensible pour vous, je vous conseille de prendre de la distance avec certains passages, car je suis convaincue que l’auteure ne cherche pas à faire passer de mauvais message. Je pense que quand Mathilde Bonnard va aura gagné en expérience d’écriture et dans la maîtrise des personnalités de ses personnages, ce genre de maladresses ne sera plus qu’un souvenir.

Au final, un roman qui a beaucoup de potentiel et une plume qui est agréable à lire. Je pense cependant que certains points de construction sont à travailler afin de rendre l’ensemble plus réaliste et cohérent, notamment avec l’utilisation des personnages qui doivent avoir des réactions et des réactions plus réalistes.

En ce qui me concerne, je reste très curieuse de lire la suite et de constater l’évolution de Mathilde Bonnard.

Prenez soin de vous.

 

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