Les seigneurs de Bohen d’Estelle Faye #PLIB2018

Titre : Les seigneurs de Bohen
Auteur : Estelle Faye
Maison d’éditions : Critic
Genres : fantasy
Date de parution : 2 mars 2017
Dates de lecture : du 23 au 27 septembre 2018
Nombre de pages : 550
Prix : 25€
ISBN : #9791090648869

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Le résumé :

Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.

L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.

J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.

Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

Mon avis :

J’ai lu ce roman car il a été nominé pour la final du PLIB 2018 (Prix Littéraire de l’Imaginaire) et je dois avouer que parmi tous les finalistes, c’est le roman qui me tentait le moins et cela pour plusieurs raisons.

Déjà, le résumé ne m’a pas du tout tentée, car j’ai du mal avec les histoires où un personnage raconte des faits qui se sont déjà produits. J’aime avoir la sensation de vivre les choses en directe (que que soit le temps utilisé).

Ensuite, j’ai déjà eu l’occasion de lire un roman de l’auteure, La voie des oracle (il fait parti des livres en attente d’être chroniqué) et si j’ai bien aimé l’histoire, je dois avouer que le style d’Estelle Faye ne m’avait pas particulièrement plu. Je reconnais sans mal qu’elle possède une belle imagination et arrive à créer des intrigues et des univers cohérents et bien construits, mais j’ai eu beaucoup de mal avec son style. J’ai trouvé, avec La voie des Oracles et Les seigneurs de Bohen, que le récit manquait d’émotion, car on ne rentre pas dans les profondeurs de l’âme des personnages. J’avais trouvé Thya et ses compagnons assez froids, de sorte que je ne me suis pas attachée à eux durant ma lecture. Malheureusement pour moi, et comme je le craignais, cela a été pareil avec les personnages rencontrés dans Les seigneurs de Bohen. Pourtant, certains possèdent des personnalités sympathiques, comme Maeve – Thya l’était aussi ! – mais je ne sais pas… Je n’ai pas réussi à me mettre complètement à leur place et à m’accrocher à eux… Je précise que l’auteure est loin de proposer des héros à la personnalité bâclée ou déjà vu, mais malgré le fait qu’ils soient bien construits, je n’ai pas réussi à m’y attacher.

Je pense que c’est le point qui me chiffonne le plus avec Estelle Faye, car beaucoup de ses romans me tentent et que les thématiques qu’elle aborde me plaisent. Elle fait partie de ces auteurs que j’adorerai aimer lire. Pour La voie des oracles, la lecture avait été bonne, mais il me manquait cette part d’émotion. Pour Les seigneurs de Bohen, j’ai l’impression que ce « défaut/phénomène » était encore plus accentué. Est-ce que c’est parce que l’on suit plus de personnages? Parce qu’il y a des interludes à intervalle régulier dans le récit? Encore une fois, je ne sais pas.

Enfin, un autre point qu’il faut relever et qui ne met en aucune façon en cause le travail de l’auteure, c’est le fait que je lise peu de roman de fantasy. J’adore la littérature de l’imaginaire comme vous le savez, mais la fantasy avec un grand F ne fait pas partie de mes genres de prédilection. Malgré les apparences, c’est un genre très complexe et très riche et je pense qu’il faut s’habituer à en lire pour pouvoir apprécier ces histoires. Commencer par une lecture « imposée », pour apprivoiser le genre, ce n’était clairement pas ma meilleure idée. Je pense qu’il aurait soit fallut que je commence ce roman plus tôt, soit que je le lise sans contexte particulier afin d’éviter certaines pressions.

Qui sait, je me laisserais peut-être tenter par la suite du livre – oui, j’ai abandonné à la moitié et je vais bien ! -. Une chose est sûre, je veux persister et trouver le roman de l’auteure qui me conviendra parfaitement ! Il est d’ailleurs exclu que je ne continue pas la saga La voix des oracles, car je suis quand même curieuse de connaître la suite !

Prenez soin de vous.

Ce roman est nominé au Prix Littéraire de L’imaginaire 2018 ! #PLIB2018

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