Les soeurs Carmines T.1 – Le complot des corbeaux d’Ariel Holzl #PLIB2018

Titre : Les soeurs Carmines T.1 – Le complot des corbeaux

Auteur : Ariel Holz

Maison d’éditions : Mnémos, collection « Naos »

Genres : jeunesse, fantastique, fantasy, humour

Date de parution : 16 mars 2017

Dates de lecture : du 29 au 31 août 2018

Nombre de pages : 304

Prix : 17€

ISBN : #ISBN:9782354085452

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Le résumé :

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Mon avis :

J’ai lu ce roman suite à sa nomination pour le Prix littéraire de l’imaginaire, auquel je participe en tant que jury. Cette sélection a été l’occasion de découvrir la plume d’Ariel Holzl et cette histoire décrite comme « atypique » dans toutes les chroniques que j’ai pu lire jusqu’à présent. J’avais hâte de connaître l’histoire des sœurs Carmines, d’autant que les avis sont assez mitigés. Soit les gens ont accroché, soit ils n’ont pas adhéré à l’univers. Il faut dire que l’ambiance et la plume de l’auteur sont assez particuliers et en ce qui me concerne, c’est un aspect du livre qui m’a beaucoup plu.

Dans ce roman, nous suivant trois sœurs, issues de la famille Carmines. Le premier tome se concentre davantage sur Merryvère, mais son aînée Tistabelle et sa benjamine Dolorine ne sont pas mises de côté pour autant. Nous découvrons ici une fratrie assez particulière et le monde dans lequel elles évoluent, Grisaille. Cette ville porte très bien son nom, aussi bien pour la météo que pour l’ambiance qui y règne. Le danger y est omniprésens car tout plein de créatures surnaturelles (vampires, sépulcres et autres charmantes bizarreries) arpentent les rues de cette ville et que le meurtre fait partie du quotidien de chacun.

J’ai aimé l’univers mise en place par Ariel Holzl. Grisaille n’est pas un endroit que je visiterai sans y être obligée, mais j’ai pris plaisir à flâner dans les rues – sur les toits plutôt – en compagnie des personnages. Cette ville ne peut être comparée à aucune autre tant elle est mal famée et sa population, plus que douteuse. L’auteur joue avec les frontières de l’absurde et n’hésite pas à y ajouter un humour très noir et je trouve que le combos fonctionne à merveille. Aussi, le réalisme n’est pas toujours au rendez-vous tant les réactions et les réflexions des personnages peuvent être décalées, mais c’est ce que j’ai trouvé drôle pour une fois, car vous savez que j’attache beaucoup d’importance à la vraisemblance d’ordinaire -. On aime ou pas, mais ici cela a très bien fonctionné avec moi.

En dehors du style d’écriture, qui retranscrit parfaitement l’ambiance et l’univers du roman, je trouve qu’Ariel Holzl a très bien dosé son récit. L’histoire débute un rythme tranquille comme il faut, puis la seconde partie arrive et le lecteur devient accro. Le fait d’alterner les points de vue était aussi un choix intéressant qui a apporté beaucoup de dynamisme. En effet, nous suivons Merryvère durant une grande partie du livre, mais nous effectuons aussi des retours dans le passé avec d’autres personnages… Sans parler du fameux journal secret et mystérieux de Dolorine. J’ai vraiment adoré lire la plume de la benjamine des Carmines. On y trouvait plein de choses utiles à l’intrigue, même si la fillette n’en n’avait pas conscience. On y découvre également sa plume d’enfant, que j’ai énormément apprécié lire, et le sinistre Monsieur Nyx.

Grâce à cette multiplication des points de vue, l’intrigue avance progressivement et à différents niveaux. Les informations se croisent pour nous donner la solution, mais rien de ce que propose l’auteur n’aurait permis d’anticiper la fin de ce premier tome. Quand les dernières lignes ont été lues, je ne savais plus où j’étais et si j’avais bien compris. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe et on en reste aussi baba que les personnages !

Enfin, je voulais revenir un petit peu sur ces derniers. Je les ai presque tous apprécié, même si j’avoue ne pas avoir été particulièrement attirée par Tristabelle. J’appréhende un peu le tome deux à cause de cela, mais rien ne m’arrêtera  (je veux trop connaître la suite !).  À contrario, j’ai trouvé le caractère de ses deux sœurs, Merryvère et Dolorine, beaucoup plus accessibles. Il a été beaucoup plus facile pour moi de me mettre à la place de la cadette et j’ai trouvé la benjamine trop choupinette ! J’ai également apprécié d’autres personnages dont je ne dirais rien pour ne pas vous spoiler et je suis très curieuse d’en découvrir d’autres – toi-même tu sais si tu as lu ! -.

Bref, j’ai vraiment beaucoup apprécié ce premier tome. J’avais peur que cette ambiance si particulière ne le fasse pas avec moi et cela n’a pas été le cas du tout. Le roman est passé « comme une lettre à la poste« . J’ai apprécié l’ambiance, la plume, l’humour, les personnages et cette incertitude, ce danger constant que l’on retrouve jusqu’à la dernière ligne. Je soupçonne que Le complot des corbeaux ne soit qu’un avant-goût assez soft et que les choses sérieuses commencent dans le second tome, avec la très mordante Tristanelle. Affaire à suivre… J’ai hâte !

Prenez soin de vous.

Ce roman est nominé au Prix Littéraire de l’Imaginaire 2018 #PLIB2018 !

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