PS : tu me manques de Brigid Kemmerer

 

Titre : PS : Tu me manques

Auteur : Brigid Kemmerer

Maison d’éditions : Hachette roman

Genres : jeunesse, young adult, contemporain

Date de parution : 7 février 2018

Dates de lecture : juillet 2018

Nombre de pages : 440

Prix : 17,90€

ISBN : 978-2017007180

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Le résumé :

Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.
 
Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.
 
Commence alors une correspondance inattendue entre Le Crépuscule et La Fille du Cimetière, deux étrangers que tout oppose. Ce qu’ils ignorent, c’est que leurs routes se sont déjà croisées…

Mon avis :

Je mourais d’envie de lire ce roman depuis sa sortie en début d’année. Malgré cela, j’ai attendu d’être en vacances pour lire cette histoire car, selon moi, l’été était le moment idéal pour découvrir la plume de Brigid Kemmerer.

Ce livre m’a accrochée dès que j’ai les croisé sur les comptes instagram des copines. La couverture est magnifique et le sujet abordé me touche beaucoup. L’histoire de Juliet et Declan avait donc de fortes chances de me plaire… Puis j’ai eu vos retours, plus positifs les uns que les autres, j’ai lu des avis… et j’ai su que cette lecture serait une réussite… et je ne me suis pas trompée !

Le résumé de base m’a de suite séduite : une jeune fille qui a perdu sa mère et qui, pour essayer de combler le vide laissé, dépose une lettre sur sa tome afin de partager son quotidien… Jusqu’au jour où quelqu’un lui répond !

J’ai aimé cette histoire pour plein de raisons. J’ai déjà beaucoup apprécié la plume de l’auteure et sa manière de construire son récit. Brigid Kemmerer nous offre le point de vue de ses deux personnages principaux, Juliet et Declan, et c’est un procédé que j’aime beaucoup, même si il est parfois source de frustration. Ici, cela n’a pas été le cas, car l’histoire reprend à chaque fois où l’un des personnages la laisse tout en gardant une certaine continuité. Du coup, je n’ai pas été frustrée de changer de point de vue, d’autant que j’avais hâte de suivre chaque protagoniste à part égale.

La plume n’est pas le seul atout de ce roman, bien au contraire. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure traite différents sujets tel que le deuil, l’adolescence, les problèmes familiaux, etc. Pour ce qui est du deuil, j’ai été surprise par l’approche choisie. Je m’attendais à autre chose, mais au final ce que propose Brigid Kemmerer m’a complètement convaincue. Cela reste réaliste, mais plein d’espoir. Nous ne sommes pas du tout dans l’apitoiement et c’est tant mieux. Les choses sont abordées de façons très intelligente et servent parfaitement l’intrigue.

Concernant cette dernière, j’ai eu l’impression que plusieurs petites intrigues se dissimulaient dans l’histoire, comme si le récit était partagé en différents temps afin de nous amener vers un point précis. Du coup, il y a toujours des choses à découvrir et le lecteur ne s’ennuie à aucun moment. On alterne les moments d’émotion, d’action et de révélation.

Enfin, je ne peux pas ne pas mentionner les personnages. J’ai été très touchée par l’histoire de Juliet et par celle de Declan. Juliet a perdu sa mère, décédée dans un accident de voiture, moins d’un an avant le début du roman. Sa douleur est toujours là et son quotidien est rythme par l’incompréhension générale (les gens compatissent au début, puis se lassent… ) et par sa douleur. Ses proches ne savent pas vraiment comment gérer la situation et son père a du mal à se remettre de son côté. Du coup, pour faire fasse, cette adolescente, bien que bonne élève, développe petit à petit un problème avec la discipline et mène la vie – un peu – dure au personnel de son lycée.

Juliet est un personnage qui souffre, mais j’ai surtout retenu sa force, son envie de s’en sortir, de lâcher prise  et d’être aimé. Je l’ai adoré dès les premières lignes et son évolution n’a fait que renforcer cette affection.

Pour ce qui est de Declan, la vie ne l’a pas épargné non plus. Un père en prison, une petite sœur décédée, une mère  effacée et mariée à un beau père pas commode… Le jeune homme évolue dans un cadre difficile et est entouré, lui aussi, de personnes qui ne le comprennent pas, ou qui ne tentent pas d’essayer. Il passe pour la bête noire du lycée et suite à un accident qu’il a provoqué, il se retrouve à faire des travaux d’intérêt général et à tondre la pelouse du cimetière de la ville. Son quotidien est sans saveur, jusqu’au jour où il trouve une lettre sur la tombe d’une défunte.

Suite a son enfance difficile, Delcan a beaucoup de mal à aller vers les autres. Rongé par la culpabilité, il s’interdit pas mal de chose et son caractère très impulsif ne pousse pas les gens à aller vers lui. Son histoire était surprenante, dans le genre « What??? Des gens sont vraiment capables de faire ça?? A un enfant, sérieux??« , car certaines choses ne me seraient jamais venues à l’idée dans la même situation. Il n’y a rien d’extraordinaire ou d’épique, en mode « super fantastique », mais que ce genre de choses arrivent dans la vraie vie, et cela arrivent certainement malheureusement, c’est rageant, incompréhensible, voir choquant. Au fil de ma lecture, j’ai imaginé Declan à différents stades de sa vie, jusqu’à l’âge qu’il a dans le roman, et à chaque fois les images étaient tristes et bouleversantes.

Vous l’aurez compris, je me suis beaucoup attachée à ces deux adolescents et j’ai adoré les suivre dans leurs aventures. C’est certainement le point le plus important et qui fait que cette lecture a été une réussite. Le dernier petit point que je souhaite aborder, c’est l’importance de la photographie dans le roman. C’était un réel plus à l’histoire. La mère de Juliet était une photographe mondialement réputée. Elle partait dans les zones difficiles du monde pour y photographie une réalité que nous nous plaisons tous à oublier par moment. Ainsi, Juliet possède une culture dans le domaine de la photographie qui est très développée et elle fait beaucoup référence à certaines photos très connues. Prise de curiosité, j’ai regardé sur internet et les clichés existent bel et bien. Ils étaient très poignants, douloureusement touchants et horrible de réalité. Donc ami lecteur, si tu lis ce roman, prend le temps de chercher les photos mentionnées dans le livre. Ainsi,tu comprendras véritablement le sens des mots de Juliet.

Bref, une très belle lecture que je ne regrette pas. Elle m’a moins faite pleuré que prévu, mais elle n’en n’a pas été moins bouleversante pour autant.

Prenez soin de vous.

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