Sept minutes au paradis d’Eloisa James

 

Titre : Sept minutes au paradis 

Auteur : Eloisa James

Maison d’éditions : J’ai lu, « Aventures & Passions »

Date de parution : 06 décembre 2017

Dates de lecture : du 19 au 22 décembre 2017

Genres : Romance, romance historique

Nombre de pages : 405

Prix : 7.40€

ISBN : 978-2-290-15553-0

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Le résumé :

Les dames de qualité ne travaillent pas. Pourtant, Eugenia Snowe gère la meilleure agence de placement de Londres depuis la mort de son époux, et elle refuse de se remarier pour ne pas perdre sa liberté. En revanche, pourquoi ne pas prendre un amant, comme le lui suggère une amie ? Cette perspective se concrétise le jour où Edward Reeve franchit le seuil de son bureau, en quête d’une gouvernante aux aptitudes exceptionnelles. Dès que ses yeux se posent sur Eugenia, c’est elle qu’il veut, pas une autre. Et cet homme despotique n’est pas du genre à tolérer un refus…

Mon avis :

Merci à Myriam et J’ai lu pour l’envoi de ce roman !

Je connais Eloisa James depuis ma lecture de l’Intégrale Il était une fois, qui comprend cinq histoires, cinq romances historiques inspirées de contes de fée comme Cendrillon, Raiponce, La belle et la bête, ou encore, La princesse au petit pois.

Certaines de ces histoires avaient été de très belles lectures et j’avais donc hâte de découvrir une romance historique « pure et dure » signée de la plume de cette auteure.

Au final, je dois dire que j’ai été assez déçue par Sept minutes au paradis. En effet, j’ai trouvé que l’histoire mettait beaucoup trop de temps à se mettre en place et je me suis ennuyée pendant toute la première moitié du livre car le couple met trop de temps à se rapprocher.

J’ai trouvé dommage que le rythme casse l’ensemble, car l’écriture d’Eloisa James est toujours aussi plaisante à lire, que les personnages sont très attachants et que l’histoire devient géniale une fois qu’Eugénia et Edward se rapprochent. J’ai également adoré tous les petits clins d’œil que l’auteure a glissé dans ce roman et qui font référence à des œuvres contemporaines très connues  et populaires, comme les « cinquante nuances de gris » (pour le gris du deuil), qui ne peuvent qu’évoquer Fifty shades. Ces allusions rendent la lecture encore plus agréable à lire, car on s’amuse à les chercher. Cela donne un coup de frais et un côté très moderne à cette histoire.

L’autre point que j’ai fortement apprécié dans Sept minutes au paradis concerne Eugenia. Cette femme issue de la noblesse, en ouvrant son agence de placement, a fait le choix de travailler. C’est une décision très singulière, très rare et peu « digne » de sa condition car, se qui caractérise la noblesse c’est le fait que cette élite ne travaille pas. Les nobles partent en guerre afin de protéger le royaume et le don de leur sang justifie leur position et leur vie d’oisiveté durant les temps de paix. Les femmes, ne pouvant se battre, se contentent de vivre la belle vie, ce qu’Eugenia a refusé suite à la mort de son époux. Cela rend le personnage assez atypique, vu qu’elle possède les moyens et le soutien nécessaire à sa survie. Je trouve que c’est un réel plus à cette histoire, car Eugenia nous apparaît plus attachante, car plus proche de nous et de nos mœurs, même si son mode de vie aurait fait scandale à l’époque.

En fait, je pense que le problème, dans cette lecture, vient du résumé proposé par la maison d’éditions. Il nous propose quelque chose qui n’arrive qu’à la moitié du livre, ce qui a créé une frustration, une attente, puisqu’on ne rentre pas tout de suite dans le vif du sujet.

Malgré cette petite étourderie, je dois dire que je suis de plus en plus ravie par le travail effectué par les graphistes de J’ai lu. Si on observe la couverture de ce roman, on se rend compte que plein de petits détails présents dans l’histoire ont été mis en scène dans la photo d’illustration : le dos nu, la robe blanche, les perles… Les choix ont été fait avec beaucoup de soin.

Au final, tout était là pour que l’histoire soit réussie. De beaux personnages, de l’originalité dans les choix, des clins d’œil bien tournés, une seconde partie très rythmée… Reste, pour moi, le problème de la première partie. Est-ce que j’aurais été frustrée si le résumé avait été différemment tourné? Je ne sais pas, mais je pense que cela ne m’a pas aidé. Du coup, je suis mitigée et un peu déçue, car le potentiel était là. Mais dans un roman, il y a toujours un début et une fin. Donc si l’un des deux ne va pas, c’est l’ensemble de l’œuvre qui en souffre…

Et vous? Avez-vous déjà lu Eloisa James?

Prenez soin de vous.

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