Le choix d’Horace d’Hélène Louise

 

 

Titre :  Le choix d’Horace

Auteur : Hélène Louise

Maison d’éditions : Auto-édition

Date de parution : 24 septembre 2017

Dates de lecture : du 23 au 24 octobre 2017

Nombre de pages : 150

Prix : 9.00€

ISBN : 978-1548711139

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Le résumé :

Horace aura vingt-et-un ans dans quelques jours. Enfin majeur, il va pouvoir quitter l’orphelinat de Fougères où il a vécu depuis sa naissance, en compagnie d’autres enfants métis, soumis comme lui à la charité des Résidents.
Les Résidents, ces Intelligences Artificielles qui partagent le quotidien des humains depuis le soulèvement de 1951, soit depuis plus d’un siècle et demi, assurent l’entretien et l’éducation de ces enfants nés d’unions illicites en échange de la réquisition régulière de leurs corps, seul moyen pour eux d’accéder à une forme vivante.
Horace est né de parents de deux races différentes et son physique inhabituel, mi félide mi nocto, le condamne au statut de basse caste. Et s’il va enfin échapper aux mains des Résidents en gagnant sa majorité, il devra également trouver moyen d’assurer sa subsistance dans ce monde qui réprouve sa naissance et son existence même…

 

Mon avis :

Un grand merci à Hélène pour l’envoi de ce roman et pour le magnifique paquet (voir le contenu en photo de couverture) ! Mention spéciale pour l’objet livre qui est sublime. 

J’étais très intriguée par l’histoire d’Horace qui est en fait le prequel de la saga Lysandre Chalkhill. Le résumé nous promettait une belle mythologie, avec un très grand panel de personnages et d’espèces et un monde très détaillé et original. Tous ces éléments m’attiraient beaucoup mais me faisaient également un peu peur, car je n’ai pas lu Filigranes, le premier tome de la saga principale. J’avais donc très peur de m’emmêler les pinceaux.

Au fil de ma lecture, j’ai été très rassurée de constater que mes craintes étaient infondées. Le glossaire et les explications de l’auteure, présents au début du livre, nous donnent toutes les clefs pour comprendre cette histoire et le monde dans lequel l’action se situe. Leur présente était indispensable, car l’univers créé par Hélène est d’une grande précision, même si l’idée générale est simple à comprendre.

Cette précision, caractéristique de l’auteure selon moi, est quelque chose qui va être récurant dans ma chronique. Et effet, à l’instar d’Hélène, sa plume est d’une grande finesse. J’ai l’impression que, comme les termes techniques spécifiques à l’histoire, chaque mot et très bien choisi. J’ai eu cette impression de « maîtrise » et je sentais que l’auteure ne laissait pas de place au hasard dans ses textes, lors de ma lecture. C’est quelque chose que j’apprécie tout particulièrement et qui démontre que l’auteure connaît très très bien son sujet.

Mais ce qui est un avantage peut également être un inconvénient, car la complexité d’une histoire pourrait alourdir le récit, entre les explications et les descriptions. Cependant, il n’en est rien ici et c’est quelque chose que j’ai vraiment beaucoup admiré. Contrairement à l’univers mis en place par Hélène, son écriture est légère et fluide, « en dépit de » sa précision.

Après, j’avoue avoir eu quelques difficultés à apprivoiser certains termes désignant différentes catégories d’individus présents dans le roman, du fait de leur diversité. Je pense qu’il faut un bon entraînement ou une bonne mémoire, pour pouvoir associer le mot à l’espèce concernée (et même les visualiser). Heureusement, je maîtrisais ceux qui revenaient le plus souvent. Le problème a donc été moindre durant ma lecture, car je me suis vite familiarisée avec cette société d’un genre nouveau.

Si j’ai adoré découvrir l’univers d’Hélène et sa plume, j’ai également beaucoup aimé ses personnages. Horace possède une personnalité attachante et un vécu qui le rend encore plus sympathique aux yeux du lecteur. Sa condition d’hybride fait qu’il n’a pas eu une vie facile, au sein de l’orphelinat dans lequel il a grandi et à cause des lois qui régissent la société dans laquelle il évolue. On ne peut que suivre son parcours avec des yeux bienveillants et s’inquiéter pour son avenir.

Alphonse, le petit orphelin qu’Horace décide de prendre sous son aile – au sens propre et figuré (rire !) -, durant les derniers jours de son internat à l’orphelinat, est également un personnage que j’ai adoré. Un petit garçon gentil et différent, il ne m’en faut pas plus pour craquer devant cette bouille imaginaire. Le dénouement de ce prequel annonce une suite heureuse pour cet enfant qui en a vue de toutes les couleurs et cela m’a fait beaucoup de bien (pour ne pas dire « rassurée » ahah).

Étant très attachée aux personnages et ayant aimé la plume d’Hélène et l’univers du Choix d’Horace, tous les éléments étaient réunis pour que je passe un très agréable moment. Après, je dois dire que vu la taille du livre, je suis restée sur ma faim une fois les dernières lignes lues, car on sent que l’histoire commence véritablement à ce moment là et que ce prequel est simplement un moyen de mettre les choses en place et de faire un zoom sur le personnage d’Horace.

Donc si j’ai quelques regrets concernant cette lecture, c’est de ne pas en avoir plus à lire et également le fait que l’histoire ne comprenne pas d’action à proprement parler. Si vous recherchez des rebondissements et des révélations fracassantes, vous risquez d’être déçu. Mais gardez en tête que ce livre n’est qu’un avant-goût de la saga Lysandre Chalkhill et que cette histoire est donc loin d’avoir révélé tous ses secrets.

Si vous recherchez une histoire pleine de créatures incroyables, un univers retro-futuriste et une société tyrannique, dans laquelle l’homme ne possède plus les moyens de faire avancer le progrès, alors foncez !

Prenez soin de vous.

 

6 thoughts on “Le choix d’Horace d’Hélène Louise

    1. Oui ! Elle a le sens du détail et ce style très coloré et enfantin. J’aime vraiment beaucoup, ça change !
      J’ai découvert l’écriture de l’auteure avec ce livre et ça me donne très très envie de découvrir ses autres histoires ^^

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