L’imagerie d’Adrien Lioure

 

Titre : L’imagerie

Auteur : Adrien Lioure

Maison d’éditions : Auto-édition, BoD – Books on demand

Date de parution : 2017

Dates de lecture : mai-octobre 2017

Genre : fantastique

Nombre de pages : 243

Prix : 9€

ISBN : 978-2-3221-3848-7

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Le résumé :

L’Imagerie est un roman de science-fiction écrit par Adrien Lioure et mettant en scène Alix, jeune étoile montante du cinéma, qui apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant, Sophie et Max. Pour l’accompagner dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Il s’agit d’un être à l’origine des maux et des douleurs des hommes. Derrière chaque blessure, qu’elle soit physique ou psychique, une Souffrance est à l’ouvrage. 

Mais jamais Dolorius n’avait eu affaire à une douleur si aiguë, si inassouvissable. Il comprend vite que pour sauver Alix, il n’y a qu’un moyen. Lui rendre Sophie et Max. C’est ainsi que les deux personnages feront tout pour tenter de rejoindre L’Imagerie, lieu mystérieux et inconnu où finissent les âmes des défunts.

Mon avis :

Je remercie chaleureusement Adrien Lioure et Books on Demand pour l’envoi de ce roman. 

 

Alors, je vous préviens tout de suite, je n’ai pas réussi à continuer la lecture de ce bouquin et j’ai abandonné après avoir lu environ un tiers de l’histoire, page 91 pour être plus précise. Malheureusement pour moi et malgré un résumé très accrocheur, je n’ai pas réussi à rentrer dans ce roman.

Plusieurs choses ont fait que je n’ai pas vraiment adhéré à ce que nous propose l’auteur. En effet, le style d’Adrien Lioure est assez particulier. Nous avons déjà eu l’occasion d’en discuter un peu ensemble, mais je trouve ça plume très déconcertante. Après, ce n’est pas son style que je trouve déplaisant, mais si on l’ajoute à cette ambiance aseptisée que contient l’histoire, cela donne un mélange très déroutant. De ce fait, je pense qu’on retrouve deux catégories de lecteur pour L’imagerie : ceux qui vont complètement adhérer et ceux qui, comme moi, vont se retrouver à l’envers et un peu perdus.

Ensuite, le style assez direct et épuré du roman fait que je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages. Ces derniers sont très nombreux et chacun possède sa voix dans le récit. Ainsi, l’histoire se retrouve comme segmentée, car on passe d’un point de vue à l’autre au fil des rencontres et des événements. Du coup, il m’arrivait régulièrement de m’emmêler les pinceaux et de ne plus savoir quel personnage j’étais en train de suivre et il me fallait revenir en arrière pour retrouver le nom de la personnalité en question. Le fait de suivre autant de monde a fait que je n’ai pas réussi à m’accrocher à des personnages en particulier, car ils n’ont pas le temps d’être bien établis.

Comme vous le savez, j’aime prendre mon temps en lisant et j’aime que l’auteur nous donne le temps pour découvrir les choses. Ici, tout s’accélèrent très rapidement et le peu que l’on voit de chacun ne plonge pas le lecteur dans l’émotion (selon moi, évidemment !). Hors, j’ai besoin de ces émotions pour savourer une lecture, de m’attacher aux personnages au point de craindre pour eux et de ressentir ce qu’ils éprouvent.

J’ai également eu des difficultés, car j’ai trouvé les personnalités de cette histoire assez extrêmes. Alix n’hésite pas à commettre le pire pour atteindre son but, mais je trouve que son raisonnement et ses actions ne sont pas très bien amenés. Des décisions comme celles qu’il prend, il faut les réfléchir, surtout quand on agit de façon raisonnée. Ce manque d’explication, cette façon directe d’aborder les choses et les choix des personnages font que l’histoire peut parfois manquer de réalisme. Et comme vous le savez, la vraisemblance dans un roman est un élément que je trouve très important, car elle est le principal enjeu de ce genre littéraire.

Le dernier point qui justifie le fait  que je n’ai pas poursuivi ma lecture, c’est le manque d’encadrement. Pour moi, l’environnement n’est pas assez décrit, pas assez présent. J’ai besoin de pouvoir appréhender physiquement un univers quand je lis, même si je n’ai pas une très grande imagination. J’ai besoin d’être guidée – jusqu’à un certain point quand même, car il ne faut pas non plus que l’auteur fasse tout le travail –  afin de pouvoir me mettre dans l’ambiance d’un livre. Ici, je trouve que le cadre est assez flou. J’ai du mal à comprendre les rouages du monde de Dolorius et ses collègues, à comprendre comment ces entités peuvent exister et comment les choses fonctionnent. De la même façon, je n’ai pas du tout visualisé l’environnement dans lequel évolue les personnages à partir d’un certain moment de l’histoire. Est-ce que tout se passe dans leur tête ? Est-ce que tout a lu dans le monde physique ? Comment ce monde est-il physiquement?

Je ne sais pas si mes difficultés ne viennent que de moi, ou si d’autres se sont retrouvées perdues également, mais pour toutes ces raisons : l’ambiance aseptisée, le style très direct, l’abondance des personnages, et le manque d’explication et d’encadrement, je n’ai pas adhéré à cette histoire que j’ai trouvé très impersonnelle. Malheureusement pour moi et malgré ma curiosité, ces nombreux points  ont rendu ce début de lecture assez laborieux et j’ai préféré en rester là. C’est vraiment dommage, car la plume de l’auteur change, dans le genre très percutant ,et que l’histoire est originale et intrigante.

Si vous avez lu L’imagerie, n’hésitez pas à partager votre ressenti. Je suis vraiment très curieuse de découvrir l’avis de ceux qui ont lu ce livre et je serais contente de pouvoir en discuter.

Prenez soin de vous.

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