La villa de Nora Roberts

 

Titre : La villa 

Auteur :  Nora Roberts

Maison d’éditions : J’ai lu

Genres : Romance, Policier

Date de parution : 30/08/2017

Nombre de pages : 540

Prix : 8,10€

ISBN : 978-2290149553

Dates de lecture : du 31 août au 7 septembre 2017

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Le résumé :

Castello di Giambelli est un vignoble californien dont la réputation mondiale n’est plus à faire. A la tête de ce domaine centenaire, une femme acharnée et audacieuse, Tereza, et sa nombreuse famille. A l’heure de passer la main à sa descendance, elle espère qu’un mariage entre sa petite-fille Sophia et Tyler, petit-fils de son second mari, pérennisera l’entreprise. Mais discordes, jalousies, trahisons et coups de fil anonymes perturbent ses projets. Et bientôt, ce sont même des meurtres qui mettent en danger son empire.
Mon avis :
Je remercie Charlotte et la maison d’éditions J’ai lu pour ce partage !

On ne présente plus Nora Roberts. Cette auteure a fait ses preuves à maintes reprises en matière de romance. Si j’ai lu quelques unes de ses histoires d’amour il y a quelques années, j’étais assez intriguée par ses « romances policières ». La villa a retenu tout particulièrement mon attention, car ce roman met en scène une grande famille, ainsi que le monde de la viticulture. Le contexte était parfait pour y ajouter une série de meurtres.

Pour ces différents aspects, je n’ai pas été déçue du tout. Nora Roberts remplit parfaitement sa part du contrat sur de nombreux points. Le lecteur suit le quotidien de la famille Giambelli, riche propriétaire d’un domaine viticole mondialement réputé. On suit, ici, les trois générations de femmes qui portent entre leurs mains l’avenir de l’affaire familiale : Tereza, la grand-mère, Pilar, la fille et Sophia, la petite fille. Le fait de suivre tout ce beau monde durant tout le livre fait qu’il est très facile de s’attacher aux personnages.

J’ai été très touchée par l’histoire de Pilar, la mère de Sophia. C’est une femme douce et amoureuse, dont la gentillesse n’a d’égal que sa douleur et le manque d’amour qu’elle a subi. En revanche, j’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Sophia, l’héroïne de ce roman, principalement à cause de sa relation avec son homologue Tyler MacMillan, le petit fils d’Eli, le second époux de Tereza. J’ai trouvé que Sophia était très longue à prendre ses décisions et je n’ai pas trop aimé son caractère et sa façon d’agir avec Tyler, de le repousser sans cesse.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié ce dernier. C’est un personnage entier, honnête et direct, qui n’hésite pas à donner de sa personne et à se salir les mains. Il est plus « nature » que Sophia, qui passe sa vie dans les bureaux et ne connaît rien du vrai labeur. Si c’est un personnage attachant, il joue un rôle important dans le développement du personnage de Sophia, qui a tout à apprendre de Tyler, davantage que lui n’a à apprendre d’elle.

D’autres personnages, que l’on suit un peu moins, m’ont également beaucoup plus, comme les grand-parents. Tereza est une femme forte, qui sait ce qu’elle veut et qui dirige le domaine d’une main de maître, assisté par son époux, Eli MacMillan, qui possède un caractère plus doux.

David Cutter, l’homme engageait par Tereza et Eli pour superviser le domaine pendant l’année à venir, a également été un personnage que j’ai adoré découvrir. Père célibataire de deux adolescents, abandonné par la mère de ses derniers du jour au lendemain, il a su jongler entre son travail très prenant et sa vie de père. C’est l’un des personnages que j’avais hâte de retrouver en tournant les pages.

Si j’ai adoré certaines personnalités, d’autres étaient tout simplement détestables : Kris l’employée indisciplinée qui chercher à vous évincer, Renée, la jeune belle-mère croqueuse de diamant, Tony, le père absent et égoïste…  C’était agréable de découvrir tous ces personnages différents, même si certains m’ont donnée envie de m’arracher les cheveux. Chacun m’inspirait des sentiments très différents, de sorte que cette lecture est devenue très mouvementée d’un point de vue émotionnel.

Dans cette histoire, nous suivons donc un grand nombre de personnages. C’est une force, mais également une faiblesse.

Si je n’ai pas eu de difficulté à situer chaque personnalité, il y a des passages que j’aurais volontiers sauté afin de pouvoir suivre mes personnages favoris. J’ai donc apprécié certaines parties du roman au détriment d’autres, ce qui a rendu la lecture inégale. C’était vraiment dommage, car le rythme de l’histoire était bon.

La plume de Nora Roberts était d’ailleurs très facile à lire. Le lecteur se situe très bien et comprend facilement les choses, malgré le fait que le texte contienne beaucoup d’informations. En effet, l’auteure n’a pas simplement utilisé la viticulture comme contexte pour son histoire, elle a effectué un véritable travail de recherche sur la fabrication de cette boisson et le traitement des vignes. J’ai donc appris un certain nombre de choses sur le vin et sa conception.

Concernant l’aspect policier de ce roman, j’aurais aimé que l’identité de la personne qui se cache derrière les meurtres, le cerveau de la machination, reste secrète beaucoup plus longtemps. Cette dernière est révélée assez rapidement, compte tenu de la taille de l’ouvrage. Selon moi, l’auteure aurait davantage pu jouer sur le suspense pour cet aspect-là de l’intrigue. Malgré celà, l’enquête menée par Sophia, Tyler et les policiers était très bien menée, mais le lecteur connaissait déjà l’un des coupables, ce qui est dommage. Et si la surprise n’est pas totale, comme elle a pu l’être pour les personnages, Nora Roberts a quand même réussi à me surprendre, car il y a quelque chose que le lecteur ne peut pas prévoir et ne voit pas venir. Du coup, je me dis qu’avec cette capacité à nous surprendre aurait permis de faire quelque chose d’encore plus inattendu, en laissant le lecteur dans le flou.

Au final, ce roman était agréable à lire. La villa est une histoire beaucoup plus riche que ce à quoi Nora Roberts m’a habituée, ce qui était une très bonne surprise. J’ai appris à connaître toute une famille pendant de nombreuses pages, ce qui fait que j’ai eu un petit pincement au cœur quand le dernier mot a été lu. Malgré les quelques points négatifs que comprend l’histoire, je m’étais habituée aux personnages et à l’ambiance du roman.

Et vous, avez-vous déjà lu Nora Roberts? Connaissez-vous des romans mettant en scène de grandes familles? Dites-moi tout !

Prenez soin de vous.

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