Le Chasse-Avant de Christine Marquet de Vasselot

 

Titre : Le Chasse-Avant 

Auteur : Christine Marquet de Vasselot

Maison d’éditions : L’archipel

Date de parution :  10 octobre 2017

Genre : Roman historique

Nombre de pages : 237

Prix : 18€

ISBN :  978-2809823042

Dates de lecture : 15 au 27 août 2017

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Le résumé :

Paris, 1999. Une jeune sculptrice, Aude, vient d’emménager dans l’atelier d’un de ses amis de longue date, Martin, photographe. Un soir, Martin lui rend visite. Mais ses propos incohérents interpellent Aude : serait-il devenu fou ? Il affirme en effet qu’il est la réincarnation de Salomon de Brosse, architecte du XVIIe siècle à qui l’on doit, notamment, le Palais du Luxembourg, le Collège de France, le Château de Montceaux, entre autres édifices prestigieux. Salomon de Brosse est aussi connu pour avoir subitement disparu six années durant, avant de revenir à la stupéfaction de tous en « Grand Architecte de la Reine » Marie de Médicis. Certains supposent qu’une histoire d’amour à l’issue fatale est à l’origine de cette désertion… Martin-Salomon a une nuit pour faire le récit de sa vie, et convaincre Maud de sa véracité. Peu à peu, celle-ci va se laisser emporter par le tourbillon de l’Histoire… et ses sentiments se troubler face à ce fantôme du passé. Et si tout était vrai ?

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie vivement Frédéric Foucaud et la maison d’éditions L’Archipel pour cet envoi. 

Ayant fait des études en histoire à l’université, car c’est un  domaine qui m’a toujours passionnée, je ne dis jamais non quand l’occasion de livre un roman historique se présente. Aussi, j’ai été ravie de pouvoir découvrir le dernier né de l’auteure Christine Marquet de Vasselot, que je ne connaissais pas jusqu’alors.

Malheureusement pour moi, j’ai été déçue par ce roman, même si je reconnais très volontiers la qualité du travail effectué par l’auteure. En effet, la plume de Christine Marquer de Vasselot est fluide et légère et cela, malgré le genre auquel appartient son roman. Parfois, les écrivains qui publient des romans historiques nous proposent un style d’écriture lourd et pompeux. Ce n’est pas du tout le cas ici. L’histoire était très facile à suivre, rapide à lire et mettait très bien en valeur tout le travail de recherches que l’auteure a effectué pour réaliser Le Chasse-Avant : la vie de Salomon de Brosse, un grand architecte et personnage principal du roman, l’histoire de France sous Henri IV, l’architecture…

Ce qui m’a dérangée dans cette histoire, c’est que j’ai davantage eut l’impression que le roman servait  de prétexte pour traiter ces sujets historiques. Ces aspects-là du livre sont très détaillés, au détriment des personnages et de l’intrigue. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Salomon de Brosse, dont je juge la conduite très moyenne vis-à-vis de sa famille et de Jeanne. Et pour ce qui est de cette dernière, je ne me suis pas attachée à elle non plus, car j’ai du mal à comprendre, au vu de ce que j’ai lu, pourquoi elle éprouve des sentiments aussi vifs et profonds pour l’architecte.

De ce fait, je n’ai pas vraiment compris où l’auteure voulait en venir. J’ai eu l’impression que Christine Marquet de Vasselot en disait beaucoup pour pas grand chose, car lors de l’épilogue, où l’on retrouve Aude et Martin qui vivent en 1999 (Martin raconte l’histoire de Salomon, dont il serait la réincarnation, à Aude, qui semble lier à tout cela), on en apprend au final très peu. Clairement, ma réaction a été : « C’est tout? Tout ça pour ça? ». Ici, le lecteur n’a aucun effort à fournir, car tout est déjà joué d’avance et je me demande même à quoi a servi le fait que Aude connaissent toute cette histoire, puisqu’il n’y avait plus rien à faire, le personnage ayant déjà rempli son rôle, à son insu.

Je suis donc convaincue d’être passée à côté de quelque chose avec cet ouvrage, ce qui est vraiment dommage. Pour moi, il y avait plein de pistes à exploiter, notamment en jouant davantage avec les époques, en faisant intervenir plus souvent Aude et Martin, en leur donnant un rôle beaucoup plus actif et faisant en sorte qu’ils puissent vaincre et œuvrer ensemble. Cela aurait permis au lecteur de se faire une place, de le faire participer et de le stimuler grâce à la quête des personnages, car durant tout le livre, je me suis demandée où voulait en venir l’auteure. J’attendais « l’action » à proprement parler, ce qui ferait que j’allais enfin passer du statut de spectatrice à celui d’actrice dans cette lecture.

En définitive, l’histoire de Salomon-Martin permet, pour la résolution finale, d’énoncer la cause des tourments du personnage, mais le lecteur ne voit pas son combat, seulement le dénouement. En gros, nous avons les explications sur les causes d’un mal qui a touché l’architecte, durant tout le roman et l’annonce de sa victoire sur ce mal, dans l’épilogue. Dans ces conditions, il est difficile pour le lecteur, de mon point de vue, de se faire une place. C’est ce qui fait que j’ai été déçue par cette lecture. J’en attendais beaucoup plus, d’autant que la plume de l’auteure est très agréable à lire malgré la richesse des éléments qui composent son récit. Cependant, malgré cette première expérience, je suis très curieuse de découvrir Christine Marquet de Vasselot dans un autre de ses ou.

Et vous, avez-vous déjà lu l’auteure? Connaissez-vous des romans mêlant la petite et la grande Histoire à partager? Dites-moi tout !

Prenez soin de vous.

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