Les mystères de Larispem T.1 – Le sang jamais n’oublie de Lucie Pierrat-Pajot

Titre : Les mystères de Larispem T.1 – Le sang jamais n’oublie

Auteur : Lucie Pierrat-Pajot

Maison d’éditions : Gallimard Jeunesse

Genres : Fantasy, Steampunk, Uchronie

Date de parution : 8 avril 2016

Nombre de pages : 272

Prix : 16€

ISBN : 978-2070599806

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Le résumé :

Larispem 1899 – Dans cette Cité-Etat indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent… Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville.

Et si les Frères de sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

Mon avis :

J’étais très curieuse de découvrir l’histoire de celle qui a succédé à Christelle Dabos en tant que dernière gagnante du concours du premier roman jeunesse, organisé par la maison d’éditions Gallimard. La Passe-Miroir avait été un tel coup de cœur que j’étais très curieuse de découvrir cette histoire-ci.

Après lecture, je suis finalement plutôt mitigée. L’histoire de l’auteure est très bien, le monde créé est remarquable, mais il m’a manqué des choses.

Commençons par le positif ! La plume de Lucie Pierrat-Pajot est très fluide et les pages se sont tournées très très vite. Du coup, j’ai englouti le livre en l’espace d’une nuit et une demi-matinée. Je n’ai pas vu les choses passer. Malgré la complexité de son univers, l’auteure nous en parle très bien et en peu de mots. J’ai très bien su visualiser son monde. Moi qui ne suis pas très friande de speampunkje ne sais pas pourquoi, mais c’est un genre qui me fait un peu peur – j’ai adoré découvrir toutes les subtilités de cet univers. Et les subtilités, l’histoire en est pleine ! Les références se glissent également très facilement dans le récit et on ne peut passer à côté de ses auteurs qui ont dû inspirer l’auteure, tel que le célèbre et talentueux Jules Vernes.

J’ai également adoré le côté uchronique de cette histoire, puisque le roman se passe quelques années après la Révolution Française… qui a été « saccagée » par une seconde révolution. On découvre donc un nouveau Paris, Larispem, devenu cité-état, sans que la ville lumière n’est connu la Révolution telle qu’elle a existé.  Dans cette ville, complètement détachée de la France, la classe des bouchersoui oui, ceux qui découpent le jambon ! – est la classe la plus élevée de cette nouvelle société. Autant vous dire que à partir de là, on est très loin de la vie que les gens ont menée dans le Paris de la fin du 18e siècle !

J’ai également beaucoup aimé que les points de vue se multiplient. Nous suivons trois personnages : Liberté, l’apprentie mécanicienne, Carmine, l’apprentie boucher et Nathanaël, un orphelin. J’ai beaucoup aimé les suivre tout les trois. Voir évoluer autant de personnages permet de découvrir rapidement un monde sous différents aspects et cela fait la richesse de ce roman et cela nous fait découvrir deux histoires destinées à se rejoindre. Cependant, c’est aussi une faiblesse, de mon point de vue.

En effet, malgré la richesse de ce monde et la faculté de l’auteure à dire beaucoup avec peu, cette lecture a eu un goût d’inachevé pour moi. Le fait de suivre autant de personnage principaux fait que l’on voit un peu de chacun, mais pas assez pour moi, d’autant que ce tome un est très court (moins de trois-cent pages). Pour un roman mettant en scène un monde repensé de A à Z, je trouve que c’est beaucoup trop peu pour que le lecteur soit pleinement satisfait. Il n’y a également pas d’action a proprement parlé pendant une grande partie de l’histoire (mais cela ne m’a pas dérangée, car on prend plaisir à tout découvrir). De ce fait, comme tout se condense à la fin, on a l’impression que l’auteure passe vite sur la présentation, car le temps manque. C’est dommage, d’autant que tout se goupille très très bien et que les choses n’arrivent pas de nulle-part. Mais comme tout tombe en même temps au dernier moment, cela bouleverse un peu l’équilibre…

Ainsi, je rejoins le clan des lecteurs qui n’en ont pas eu assez et qui attendent le tome deux avec impatience. Je reste clairement sur ma faim avec ce premier volume, mais le talent de Lucie Pierrat-Pajot est très perceptible. J’ai donc beaucoup d’attentes concernant la suite, car je sais que l’auteure est capable de nous épater et qu’elle possède largement les moyens pour faire quelque chose au top.  Une auteure à suivre, c’est clair et net !

Et vous, avez-vous lu Lucie Pierrat-Pajot? Cette sublime couverture, on en parle??

Prenez soin de vous.

 

2 thoughts on “Les mystères de Larispem T.1 – Le sang jamais n’oublie de Lucie Pierrat-Pajot

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