Les traqueurs d’Antoine Bombrun

 

 

 

Titre : Les traqueurs

Auteur : Antoine Bombrun

Maison d’éditions : L’Attelage 

Date de parution : 17 février 2017

Nombre de pages : 338

Prix : 12,66€ pour la version papier et 3,99€ pour la version numérique

ISBN : 978 15 300 9566 7

 

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Le résumé :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !

Mon avis :

Un grand merci à l’équipe L’Attelage et à Amaëlle pour m’avoir fait parvenir un exemplaire de « Les traqueurs ». Longue vie à la meute !

Avant de vous parler véritablement de l’ouvrage d’Antoine Bombrun, je voulais dire un petit mot sur le groupe L’Attelage. Cette équipe est le fruit qui résulte de l’union de plusieurs jeunes auteurs qui ont décidé de s’allier, d’appartenir à une meute, afin de faire connaître leurs écrits. Je trouve que c’est un très beau projet qui mérite d’être davantage connu. Ainsi, si vous aussi vous avez à cœur de soutenir les auteurs qui se sont lancés dans l’auto-édition, n’hésitez pas à passer par chez eux. Je vous renvoie à leur site internet, où vous pourrez retrouver davantage d’informations et les titres qu’ils proposent.

Parlons maintenant de Les traqueurs d’Antoine Bombrun. Il s’agit d’un roman de dark fantasy. Cette mention m’avait pas mal attirée quand Amaëlle m’a présenté le livre. Si j’ai déjà lu de la fantasy, je n’ai jamais lu de dark fantasy car cela m’a toujours fait un peu peur. Je pensais qu’il y aurait du sang et des boyaux au détour de chaque pages, mais finalement non. Si ce livre mérite cette appellation, c’est parce que l’auteur nous plonge dans une atmosphère noire et pesante du début à la fin.

L’intensité de cette histoire va crescendo et le lecteur se retrouve happé par ce roman et a envie de tout savoir. En effet, je me suis posée pas mal de questions pendant cette lecture : qui parle? qu’est-ce qu’il s’est passé? qui est ce personnage? Pourquoi? et Antoine Bombrun y répond progressivement en prenant le temps de montrer et d’expliquer. Son style d’écriture est assez singulier puisque le récit est à la seconde personne du singulier et que le narrateur ne mâche pas ses mots. Cela donne la sensation d’y être, une impression de réalisme assez forte. On a l’impression que le narrateur nous parle, d’être le héros de cette histoire (cela fait froid dans le dos !).

Si ce mode d’écriture m’a pas mal dévariée au début (déboussolée,  perturbée, pour ceux qui ne seraient pas du Sud de la France), j’ai fini par m’y faire car je n’ai pas su maintenir cette distance entre le récit et moi. De plus, chaque choix de l’auteur trouve son explication, car Antoine Bombrun n’a rien laissé au hasard. C’est quelque chose que j’apprécie en tant que lectrice, la richesse que renferme une histoire et la maîtrise, la précision d’un l’auteur vis-à-vis de son récit. L’ensemble témoigne d’un travail, d’une réflexion qui donnent tout son sens au métier d’auteur, à l’art de l’écriture.

Si l’univers est riche, le rythme soutenu et le suspense constant, les personnages sont également très intéressants. Cependant, je note quand même que ce monde gagnerait à être davantage exploité, car on n’en voit pas assez. J’aimerai pouvoir le découvrir davantage.

L’auteur met en scène beaucoup de personnages, dont le trio principal : Shiujih, le jeune arbalétrier, Rhyanâr l’épéiste sans cœur et Thief, l’ancêtre. Si on peut avoir du mal avec certains personnages, notamment Rhyanâr, l’auteur arrive à nous les rendre sympathiques au fil de l’histoire. Si je n’ai pas été véritablement gagnée par l’émotion en lisant leurs aventures, j’ai quand même appréhendée plusieurs fois l’issue des combats – pour qui? c’est un secret ! – et j’ai apprécié les fortes personnalités qu’Antoine Bombrun a su créé.

Si pas mal d’autres personnages apparaissent au fur et à mesure du récit, plus ou moins marquants – ou inattendus ! – je ne me suis pas perdue face à la quantité des visages et des informations que nous révélait l’auteur. Chacun possède un caractère bien distinct et travaillé, ce qui démontre encore une fois toute la complexité du roman.

Au final, j’ai passé un bon moment avec cet ouvrage. Je suis un peu sortie de ma zone de confort, mais je ne le regrette pas. L’histoire est de qualité, le monde mis en place par l’auteur, très complexe et le rythme nous tient en haleine jusqu’au bout. Si vous aimez l’action, la fantasy et les histoires sombres, je ne peux que vous recommander de lire Les traqueurs !

Prenez soin de vous.

5 thoughts on “Les traqueurs d’Antoine Bombrun

  1. Merci pour cette belle chronique !

    Je n’ai pas grand chose à en dire, parce que je la trouve très bien écrite. Je trouve que tu as su bien cerner les forces et les faiblesses du roman, donc bravo, et merci !

    Je suis d’accord avec toi, on ne voit pas assez le monde, le bouquin ne décrit pas assez l’univers, qui pourtant aurait plein de choses à nous dévoiler… Mais je n’ai rien pu faire ; le narrateur avançait bille en tête, et ne voyait pas l’intérêt de nous en parler. Ce qui l’intéressait, c’était l’avancée de la quête, rien de plus.
    Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé écrire à la deuxième personne, mais ça m’a forcé à faire des choix. J’ai donc passé un peu sous silence l’univers, mais aussi enlevé des éléments, des scènes entières qui ne pouvaient pas entrer dans la bouche du narrateur. J’ai aussi dû amoindrir la présence de Noisette (mais pas son influence), parce que le narrateur ne l’aime pas, et ne lui trouve pas grand intérêt…

    Voilà voilà !

    Encore merci pour cette chronique, en tout cas, à bientôt j’espère ! Quant aux lecteurs, à bientôt sur le site de l’Attelage 😉

    1. Je t’en pris ! Si mon ressenti est bon, cela veut dire que ta mission est accomplie ! Ah, je n’avais pas vu cela sous cet angle, que le point de vue choisi pouvait impliquer que certaines choses soient passées sous silence. C’est très frustrant pour le lecteur, mais je n’ose pas imaginer ce que cela a dû être pour toi pendant la phase d’écriture ! Pour le coup, on est complètement à la merci des personnages !
      A bientôt !
      PS : mes questions ne vont pas tarder (plus qu’une mise au propre et c’est parti !) !

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