Le harcèlement à l’école avec Anathème de Mélanie Raggi

Coucou tout le monde!

Tout d’abord (pour ne pas dire comme d’habitude),  je m’excuse sincèrement pour mon absence. J’ai passé un bon mois dans le sud, chez de la famille et n’ayant que ma tablette et mon portable avec moi, je n’ai rien pu publier. Cependant, je reste très active sur instagram, si cela vous intéresse d’avoir des nouvelles : @leblogdepoppy.

Aujourd’hui, je souhaite vous parlez d’un livre que j’ai lu il y a pas mal de temps, mais dont le sujet est malheureusement toujours d’actualité, le harcèlement à l’école. J’ai été victime de brimades de la part de mes camarades de classe (ou non), à l’école primaire, beaucoup moins au lycée, mais pas mal au collège. Cette période a été un véritable calvaire pour moi. Les petits malins qui empoisonnent la vie des autres sont toujours là  et c’est une période de la vie où l’on ne peut pas forcément compter sur les autres (c’est extrêmement rare d’avoir de véritables amis à cet âge). Anathème est donc un livre qui m’a beaucoup intéressée quand je l’ai découvert.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Mélanie Raggi quand elle était venue faire la promotion de son livre à la bibliothèque où j’étais en train d’effectuer mon stage de troisième année de licence. J’ai donc sauté sur l’occasion pour lire cet ouvrage qui aborde un sujet qui m’intéresse beaucoup et qui me parle.

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Anathème de Mélanie Raggi est un livre de 92 pages, paru en 2011 aux éditions Elzévir au prix de 15.90€.


Chronique Anathème de Mélanie Raggi

Synopsis :

Amandine, 11 ans, entre au collège pleine d’entrain. Là, elle découvre que parmi les élèves, la loi qui règne est celle du silence : certains décident, les autres subissent.

Si de chaque instant peut sortir un sourire, il y a des histoires dont personne ne souhaite être le héros…

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Mon avis (qui je l’espère ne sera pas trop fouilli!) :


Tout d’abord, la couverture. Je trouve que le livre en lui-même est vraiment beau. L’illustration est simple, mais en même temps efficace. Je trouve les choix très parlants. Ils m’évoquent deux choses :  la solitude et la différence (petite note au passage, la couleur rouge est la couleur de prédilection de l’auteur). Donc bravo aux éditions Elzévir pour leur travail. 

Concernant le contenu du livre, je trouve que pour un premier roman, l’auteur s’est très bien débrouillée en ce qui concerne l’écriture. La plume est fluide et très agréable à lire. Je n’ai pas vu le temps passer pendant ma lecture et je suis restée bien bête à la fin du bouquin. Ce qui m’amène au gros point négatif du livre, sa longueur.

Je trouve que 92 pages, ce n’est clairement pas assez pour traiter un tel sujet (surtout que le livre est très petit et les pages sont étroites). Il me semble me souvenir que l’histoire d’Amandine, l’héroïne, trouve sa source directement dans la vie et le vécu de l’auteur. Dans ces conditions, Mélanie Raggi aurait dû développer (selon moi) davantage le « après le collège », car si le lecteur comprend tout à fait Amandine et se met facilement à sa place, le dénouement de l’histoire me laisse un sentiment de mal-être, car malheureusement, ce roman ne donne aucune solution, aussi bien pendant les faits, qu’après. Si j’ai apprécié la lecture dans sa globalité, l’épilogue me laisse un sentiment de profonde injustice, car il est trop court et que rien n’est développé. À la fin, Amandine est une jeune adulte (je suppose) qui a bien évoluée et qui est quasiment libérée de tout cela et c’est ce qui me dérange. Il aurait fallu que l’on puisse suivre Amandine jusqu’au bout et non pas l’attendre à la ligne d’arrivée et n’être là que dans les mauvais moments. Ne pas se contenter de constater que tout va bien pour elle, mais savoir comment elle a fait pour s’en sortir, car du coup le lecteur ne le sait pas vraiment. Cela me dérange beaucoup, car pour moi  c’est tout l’intérêt de lire ce genre d’histoire : pouvoir se nourrir de l’expérience des autres pour avancer, s’aider.  

Pour le coup, je trouve que cette manière de présenter les choses n’est pas très encourageante pour les jeunes qui vont lire ce livre. Nous avons presque l’impression qu’il faut subir tout cela et que les choses ne s’amélioreront qu’une fois la période scolaire passée, comme si on ne pouvait pas trouver de solution pendant. 

Oui, dans la vraie vie on ne trouve pas forcément la solution. En ce qui me concerne, à part laisser dire les autres, je n’ai jamais trouvé comment me sentir mieux et comment éviter que l’on me cherche. Donc je peux comprendre que le procédé puisse convenir à d’autres. Cependant, moi j’attendais de l’espoir pour Amandine, du soutien pendant ces épreuves, des possibilités, des solutions, etc. Donc pour cela j’ai été déçue. La fin semble trop facile. Comme si l’auteur ne savait pas comment finir son histoire, mais que cela devait quand même bien finir. 

Vous l’aurez compris, je suis assez mitigée en ce qui concerne ce livre, car il n’y a que l’épilogue qui me pause problème (l’épilogue fait une page et demie…). À cause de cette fin, le livre manque de profondeur et c’est vraiment dommage pour un ouvrage qui a pour base des faits ayant été vécus par l’auteur.

Pourtant, j’ai passé un agréablement moment. Le lecteur se met facilement à la place de l’héroïne et les émotions sont là. C’est donc vraiment dommage. 

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Ma note : Notation 2 sur 5

À qui je recommande ce livre : Pour une fois, je ne recommande pas ce livre à tout le monde. Je pense qu’il faut l’éviter si l’on est dans une période difficile ou que l’on est actuellement victime du harcèlement à l’école, car ce livre ne présente pas de solution, si ce n’est une solution de facilité pour la personne qui écrit et qu’il ne donne pas vraiment envie de croire en l’adulte (c’est mon ressenti). Du coup, je pense qu’il faut éviter de lire ce livre si l’on a des problèmes de ce type afin de ne pas se miner le moral. En dehors de cela, c’est un livre très accessible et qui peut être lu dès le collège si on n’a pas de problème de harcèlement. Cela peut même être une très bonne chose pour prendre conscience du mal que l’on peut faire autour de soi surtout à l’adolescence, quand on a du mal à s’accepter. 

Crédits image : le site internet d’Amazon France

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Le petit plus : la petite dédicace que l’on apprécie toujours!

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Bises, prenez soin de vous!

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2 thoughts on “Le harcèlement à l’école avec Anathème de Mélanie Raggi

  1. Très bon article !
    Je suis d’accord avec toi, ce thème est extrêmement important. Mais je reconnais qu’une fin qui n’apporte aucun espoir ni aucune solution… 🙁
    Ça a de quoi déprimer.
    Mais remarque, ça dépend à qui elle l’a adressé : aux harcelés ou aux harceleurs ? Si c’est pour les premiers, c’est pas génial. Si c’est pour les seconds, comme tu dis, ça peut leur permettre de percuter ce qu’ils font. ^^

    En tout cas, continue comme ça et à nous parler de tes lectures et de tes makeup ! ^^

    Bizzzz !

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